Chromeo
Business Casual
K7 Label
Album
13/10/2010
| 01 | Hot Mess |
| 02 | I'm Not Contagious |
| 03 | Night By Night |
| 04 | Don't Turn The Lights On |
| 05 | You Make It Rough |
| 06 | When The Nigth Falls |
| 07 | Don't Walk Away |
| 08 | J'ai claqué la porte |
| 09 | The Right Type |
| 10 | Grow Up |
Chromeo se produira à Paris le 18 Novembre @ La Machine !
Imaginez un yacht . Forgé d’or et d’un solide teck africain, flottant doucement, et ancré quelque part entre la French Riviera et
Detroit. Une statue du feu Roger Troutman est fixée sur la poupe comme un ange gardien.
Les dames de Klymaxx se promènent
sur le pont, servant des fraises à la crème sur des plateaux d’argent. Sylvester, en personne, est le patron, et Hall & Oates sont
dans la soute et bichonnent les moteurs. Il s’agit du Chromeo SS, et les deux hommes créant de la musique sous le même nom
se reposent sur le pont et se préparent pour un nouveau voyage global en qualité d’ambassadeurs du funk pour lovers.
D’un côté Dave 1, le professeur suave, la voix et l’intellect, appréciant un rosé comme de la littérature française. De l’autre, le seul
et unique P-Thugg, les muscles et le corps, sirotant le cocktail ghetto appelé Thug Passion et fier de préparer mentalement ses
beats funky jeep et prospères.
Les membres de Chromeo sont sur le point de sortir “Business Casual”, leur troisième album et un témoignage de la
sophistication de plus en plus épanouie dont le groupe a fait preuve depuis les débuts de leur collaboration. Après leur deuxième
album, “Fancy Footwork”, qui les poussa dans la stratosphère des party-rocker, club-bangers et autres dont le cœur palpite à
l’electrofunk, nous pouvons considérer que Business Casual est leur mémoire de fin d’études.
Dans quelle direction se dirige
un groupe qui maîtrise déjà son univers ? Est-ce qu’il se repose sur ses lauriers? Est-ce qu’il prend sa retraite dans l’auto-parodie
? Aller, s’il vous plaît. Chromeo, en 2010, a su dépasser ses limites pour atteindre des niveaux encore plus avancés dans
l’élaboration de leurs chansons, et ce dans le respect des nobles inspirations contemporaines.
Trouve-t’on des arrangements de cordes grand luxe sur « Don’t Walk Away » ? Des nappes de synthés analogiques à la Giorgio
Moroder sur « Don’t Turn The Lights On » ? Est-ce que l’on reconnaît une ballade française authentique (on oubliera pas que
Dave et P sont Québécois et n’oublieront leurs origines) dans « J’ai claqué la porte » ? A toutes ces questions une seule réponse :
affirmatif !
Mais alors, à quoi avons-nous affaire ici? La face cachée de Chromeo, avec leurs tracks de gangsters sensibles, est toujours
bien présente sur Business Casual, d’où découlent des titres comme “Hot Mess”, “I’m Not Contagious” ou “You Make It
Rough”.
Nouvelle saveur récemment ajoutée à leur répertoire, ils nous offrent une crème vanillée, onctueuse à souhait : “The Right Type”,
une “get-up-and-go” track dans la plus grande tradition des 80’s; ainsi que le dernier morceau de l’album, “Grow Up”, qui
sonnerait presque comme un Billy Joel en duo avec Cameo. How real is that?
En ce qui concerne les textes, Dave continue d’explorer la veine des histoires de coeur. En fait y a-t-il vraiment un autre sujet que
Chromeo aurait besoin de couvrir?
Filles arrogantes, seduction-dancefloor , secrets d’alcôve, amours qui tournent mal et chevaliers en armure étincelante…
Chromeo parle de tout cela et plus encore avec leur insouciance cool à la française et leur mondanité toujours très sexy. (pause)
En ces temps incertains de tourmente financière et de médiocrité musicale, Business Casual est un digne témoignage de
l’amour du funk dont les inspirations devraient toujours prévaloir.
Vive Chromeo!


















