Passion Pit
Manners
Columbia
Album
CD
Sony
18/05/2009
US
| 01 | Make Light |
| 02 | Little Secrets |
| 03 | Moth’s Wing |
| 04 | The Reeling |
| 05 | To Kingdom Come |
| 06 | Swimming In The Fllod |
| 07 | Folds In Your Hands |
| 08 | Eyes As Candle |
| 09 | Sleepyhead |
| 10 | Let Your Love Grow Tall |
| 11 | Seaweed Song |
"Nous avons voulu sur cet album explorer le sentiment d'euphorie". Michael Angelakos, leader de Passion Pit
06 Nov : L'Aéronef @ Lille
07 Nov : La Cigale @ Paris
08 Nov : L'Olympic @ Nantes
10 Nov : Le Bikini @ Toulouse
11 Nov : Ninkasi Kao @ Lyon
Passion Pit To Kingdom Come - Le Clip
Passion Pit en studio avec une chorale d'enfants : ici
Passion Pit Sleepyhead - Le Clip
Passion Pit The Reeling - Le Clip

Avril 2009
Libération : « Toutes les planètes sont désormais alignées dans l’attente de leur premier album »
Magic RPM: « Passion Pit se pose déjà comme le groupe phénomène de l’année »
Qu’a-t-on là ? Un dernier LP perdu de Brian Wilson ? Si seulement les choses étaient aussi simples… Il s’agit du ici du premier album
de Passion Pit «Manners», le coup d’éclat d’un jeune homme de 21 ans qui a beaucoup plus en tête que les filles, les filles, les
filles…Vous savez ce genre de choses importantes, qui comptent vraiment, comme la fin du monde ou apprendre à aimer quelqu’un
d’autre que celui qui est de l’autre côté du miroir.
C’est ce qu’ont manqué en partie les gens depuis le début de Passion Pit, avec le premier EP «Chunk Of Change». Alors qu’on en
a principalement entendu parlé comme du cadeau de St Valentin de Michael Angelakos pour sa copine, ce n’est en réalité qu’une
partie de l’histoire, qui n’est pas si mignonne que cela, si l’on en considère les circonstances.
Voyez-vous, Angelakos a écrit des chansons depuis ses premiers martèlements de piano à 5 ans, de la chanson folk déglinguée, au
ska punk énervé. Mais jour, il s’arrête. Pas le choix. L’inspiration créative d’Angelakos a besoin d’une sévère recharge, et il commence
donc à bidouiller des plug-ins et les infinies possibilités qu’offrent les softwares musicaux sur ordinateur. Six chansons plus tard,
«Chunk Of Change» était arrivé, un peu par défaut. Et, dans un besoin impromptu d’une carte de remerciement et de quelques
retours de ses amis, Angelakos fait tourner sa démo autour de lui, de manière assez désinvolte à vrai dire. Une désinvolture qui est
pratiquement impossible à une époque où les blogs sont autant obsédés par le « prochain groupe » que les labels.
De retour en 2008, avec la version non mixée de «Chunk Of Change» en poche, Angelakos et les divers musiciens évoluant autour
de Passion Pit se retrouvent en concert au Bowery Ballroom à New York. Le public chante mot sur mot les paroles, même celle des
quelques chansons extraites de «Manners», dans un état d’osmose complet avec le groupe. Alors que les lights lui éclatent à la
figure comme les bombes explosent sur le front, Angelakos se rend compte de la scène bizarre qu’il a sous les yeux, mais ne perd
jamais de vu ce pourquoi il est là, cet appel vers la chanson pop parfaitement ciselée, avec des riffs qui vous frappent les hanches
et un refrain qui s’installe dans votre tête.
En d’autres mots, un vrai album, qui tient les bienheureuses et charmantes promesses faites aux fans de la première heure avec des
chansons comme «Sleepyhead». Ça a pris 2 mois entiers de sessions studios explosives avec le producteur Chris Zane (Les
Savy Fav, The Walkmen) pour arriver à ce résultat – tout a été écrit et enregistré en plein vol – mais «Manners» est exactement ça,
un irrésistible aperçu de l’esprit d’un jeune homme qui aimerait bien sortir son propre «Pet Sounds» un jour.
Prenez bien soin à l’écoute du songwritting finement travaillé : les effets de balances sur les synthés et la chorale d’enfant légèrement
sinistre (en provenance directe du P.S. 22 à New York) de «Little Secrets» et «The Reeling», les loops entêtants d’instrument
traditionnel de l’Amérique profonde (le dulcimer) et les mélodies mélancoliques de « Moth’s Wings », l’extatique et énervé climax de
«Folds In Your Hands».
Tout cela fait partie d’un plan plus vaste, la prochaine étape de ce qui amène le live de Passion Pit à un
niveau qui surpasse et transcende les ambitions et les paysages kaléidoscopique de «Manners». Parce que lorsque Angelakos dit
qu’il veut être le prochain Randy Newman, il est plus que sérieux. Et lorsqu’il ajoute que Passion Pit est « un groupe avec un auteur
compositeur interprète, et pas Michael Angelakos avec quelques types » il est clair que ça ne fait que démarrer.
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